Entre les branches

Les aventures d'une enseignante de francisation

Jeu de la semaine: catégories (vocabulaire)

But: Ce jeu travaille le vocabulaire, l’orthographe et la coopération

Procédure:

  • On explique le jeu en assigne un rôle à chaque élève
  • On tire une catégorie au sort
  • On donne 3-5 minutes au groupe pour nommer autant de mots dans la catégorie que possible

Variantes:

  • Si le tableau interactif le permet, on peut avoir plus d’un scribe p0ur accélérer le jeu (ou plusieurs scribes au tableau traditionnel)
  • Donnez un but aux élèves pour les motiver (20 mots, 30 mots, doublez votre pointage), etc.

Le mythe des natifs numériques

Image Flickr par ~C4Chaos

Joe Bower de “For the love of Learning” a écrit cette semaine sur l’idée que nos jeunes sont des “natifs numériques”: Digital Native Myth. Il maintient que l’idée de la compétence innée en technologie est ridicule:

If someone came out and tried to sell the idea that some children are literacy natives, we would scoff at them because we know that the ability to read and write, like all learning, is constructed from the inside out while interacting with our environment.

Si quelqu’un venait nous vendre l’idée que certains enfants sont des natifs de la littératie, nous nous en moquerait car nous savons bien que l’habileté de lire et d’écrire, comme tout apprentissage, est construit de l’intérieur en interaction avec l’environnement. (Traduction libre)

Contrairement à M. Bower, je ne crois pas que “natif” veut dire “habileté inné” comme il semble vouloir dire. Le fait d’être natif de quelque part ne veut pas dire qu’on naît capable de tout faire et n’a rien à faire avec l’ADN, comme il soulève dans son article.  Un enfant doit toujours découvrir son environnement. Il est vrai que tout les jeunes ne sont pas forcément à l’aise dans le monde numérique.  Ils n’ont pas tous les moyens d’y accéder à la maison et les parents ne sont pas toujours en mesure de les appuyer à la maison.  Je ne crois pas que cela nie l’existence des natifs numériques.

Pourtant, je suis entièrement d’accord qu’on se sert parfois du terme pour négliger l’enseignement de la technologie.  Même les jeunes qui se servent de l’ordinateur depuis toujours doivent apprendre la littératie numérique et l’utilisation judicieuse des nouvelles technologies.  La plupart de mes élèves peuvent envoyer des textos et naviguer les réseaux sociaux.  Ils peuvent me nommer une centaine de sites de jeux.  Mais ils ne savent pas comment faire la mise en page,  évaluer les résultats d’un moteur de recherche ou assurer leur sécurité.  En les classant comme natifs numériques, on risque d’oublier qu’ils ont toujours beaucoup à apprendre.

Enseigner la bouche fermée

Image gracieuseté de Denise Rowlands

Je l’avoue : j’adore parler.  Je suis très à l’aise devant une classe, on m’a déjà fait plusieurs compliments sur mes discours et j’hésite rarement à donner mon opinion en conversation. En corrigeant mes billets de blog, j’essaie toujours de minimiser le nombre de mots pour ne pas trop ennuyer mes lecteurs.  C’est pourquoi mon plus grand défi en enseignant est d’apprendre à me taire.

On peut être dynamique sans être engageant. Ce ne sert à rien de faire les plus belles explications au monde si l’élève n’apprend pas à l’appliquer. L’ancien modèle de transmission du savoir n’est plus pertinent à l’ère informatique.  Si on veut bien préparer les élèves pour le monde d’aujourd’hui, ils doivent être membres actifs de leur apprentissage.

En travaillant un-à-un avec des élèves en difficulté, je me rends compte à quel point on peut les sous-estimer en classe, où on cherche à maintenir le rythme et les autres élèves n’hésitent pas à venir à sa rescousse.  Petit à petit, je m’entraîne à ne pas leur fournir le mot lorsqu’ils hésitent en lisant ou leur donner la bonne réponse à une question devant un silence qui me semble interminable.  Ce n’est pas facile. Je crie intérieurement, en faisant bouger mes orteils dans mes souliers et tourner ma langue dans ma bouche. Mais pendant ces moments agonisants, il arrive quelque chose de surprenant : l’élève se débrouille! Après quelques essais, il finit par décoder le mot ou répondre à la question. C’est étonnant à quel point l’élève démontre ses capacités si je fais preuve de patience.

Parfois, il faut donner sa langue au chat et emprunter les oreilles de l’éléphant.

Ni oui ni non

Question de la semaine:  Si tu avais la chance de commencer une nouvelle colonie sur la lune, irais-tu? Pourquoi ou pourquoi pas?

Variante: Aimerais-tu aller en espace? 

Ni oui ni non

Ce jeu travaille l’expression orale et encourage les élèves à varier leur vocabulaire.

Matériel: (facultatif) des épingles à linge ou des jetons

Démarche

  1. Expliquez aux élèves que, dans ce jeu, on n’a plus le droit de dire les mots “oui” et “non”.   Fournissez-leur du vocabulaire si nécessaire (voir ci-bas)
  2. Distribuez un nombre égal d’épingles ou de jetons à chaque élève.
  3. Laissez les élèves circuler librement, essayant de faire parler les autres. Quiconque entend quelqu’un dire “oui” ou “non” a le droit de lui prendre son épingle (jeton).
  4. À la fin de la période déterminé (je suggère 5-10 minutes, selon l’âge), on met fin au jeu et on compte les épingles (jetons).

Variantes:

  • L’enseignant peut choisir de participer ou non.
  • Si on a une bonne ambiance de classe, on peu jouer pendant un cours régulier, arrêtant seulement pour échanger les épingles (jetons) au besoin.

Liste de vocabulaire

Absolument

Définitivement

Certainement

Sûrement

C’est certain

Toujours

Parfois

C’est possible

Je le sais bien

C’est vrai

Ce n’est pas vrai

C’est faux

Absolument pas

Certainement pas

Jamais

Impossible

Révision: Vocabulaire de conjugaison

Je partage une présentation PowerPoint pour faire la révision du vocabulaire relatif à la conjugaison. Cette présentation n’est qu’un survol pour éclaircir certain termes et non pas pour enseigner les notions. J’inclus également un fichier Word de la leçon.

fran_3_lexique de conjugaison_débutant

La nacelle (Jeu et question de la semaine)

Ce jeu travaille l’expression orale.  Il fonctionne bien dans une salle de classe où il y a un bon esprit d’équipe et les élève se sentent en sécurité. Je ne recommande pas de faire cette activité s’il y a des problèmes de taxage ou d’intimidation dans la classe.

1. L’animateur ou l’animatrice lit l’introduction, ajoutant des détails si désiré.

2. Les élèves choisissent une occupation pour leur personnage.

3. (Facultatif)  On donne aux élèves du temps pour élaborer leurs arguments et prendre des notes.

4. Chaque élève défend son personnage et sa contribution à la société.

5. On nomme les personnages à renvoyer, leur donnant une dernière chance à se défendre.

6.  Les élèves votent et le jeu recommence avec les survivants.

7. On arrête le jeu lorsqu’il reste seulement deux personnes.

VARIANTES ET DIFFÉRENCIATION:

  • Un élève peut jouer le rôle de médiateur de discussion, secrétaire ou technicien au lieu de participer à la discussion.
  • On peut jumeler les élèves en équipes de deux pour un personnage.
  • À un moment donné, les élèves misent hors jeu reviennent pour devenir un jury pour les derniers personnages.
Question de la semaine
  • En choisissant une carrière, est-il important de considérer la contribution à la société? Pourquoi ou pourquoi pas?(Variante) Que veux-tu être quand tu seras grand?

Que la lecture est difficile!

Une petite réflexion aujourd’hui:

Ce qui m’a frappé le plus dans mon nouveau poste, c’est comment l’apprentissage de la lecture est un processus complexe.  Je savais bien que cette activité qui me paraît si naturelle était bien difficile pour d’autres.  Cependant,  tenter d’aider un enfant à naviguer ce code de règles et d’exceptions est un défi de taille!   Avant ce poste, je n’avais pas remarqué que “er” se prononce “ère” au début et au milieu du mot mais “é” à la fin (sauf les exceptions comme super).  Je le savais instinctivement mais je ne pouvais pas l’expliquer.

J’ai une nouvelle appréciation pour l’apprentissage de la lecture et je salue tous les enseignants du primaire qui travaillent si fort pour mettre les élèves sur le bon chemin!

La différence entre un texte courant et un texte littéraire

Pour une copie de la présentation en fichier Powerpoint ou Smart Notebook, n’hésitez-pas à me contacter via les commentaires ou par courriel: melanie.samsoncormier@gmail.com

Jeu et question de la semaine

Étant donné le faible taux de participation au jeu des “Mots, expressions et question de la semaine” et l’impossibilité de réfleter tous les programmes

 la fois,  je change de stratégie.  Desormais, je publierai un jeu et une question de discussion par semaine que les enseignants pourront intégrer à leurs cours comme il leur convient.

La chaîne de mots

Ce jeu travaille le vocabulaire, l’écoute active et la collaboration.

1. Expliquez aux élèves qu’on essaie de faire une chaîne de mots aussi long que possible.

2. On donne un mot au premier élève, qui dit un mot associé.  (Par exemple: FROID . . . NEIGE)

3. L’élève suivant ajoute  un mot associé au mot de l’élève précédent (NEIGE . . . BLANCHE). Le mot doit se rapporter au dernier mot et non pas le premier.

4. À tour de rôle, les élèves ajoutent tous un mot à la chaîne et le jeu continue.

VARIANTE:

A) (Pour ajouter un défi de mémoire) Au lieu de tout simplement ajouter un mot, chaque élève doit répéter toute la chaîne avant d’ajouter son mot. (FROID . . . NEIGE . . . BLANCHE . . . ROBE)

Question de la semaine

  • Voudrais-tu mieux être un grand génie ou posséder une beauté extraordinaire?
  • (Variante) Est-ce que c’est mieux être intelligent ou beau?

 

Le déjeuner gratuit contribue-t-il à la crise de l’obésité?

Je vous ai parlé du programme de déjeuner et de l’obésité, en faisant référence à l’article du New York Times citant les inquiétudes de certains administrateurs envers le programme du déjeuner ouvert à tous.  Aujourd’hui j’ajoute mes impressions.

Je ne crois pas que le fait de manger plus qu’une fois le matin contribuerait à l’obésité.  Au contraire, il pourrait améliorer la santé de ces jeunes en leur enlevant la tentation de prendre une collation plus gras ou plus sucré.  Si le programme offre seulement des options santé comme des pommes, des bananes et du pain, il est peu probable qu’un enfant mangerait l’équivalent de deux déjeuners (et donc deux fois les calories nécessaires).  Je ne vois pas un ado manger une banane par gourmandise.

Si l’enfant ou l’ado veut compléter son déjeuner à l’école, il avait probablement encore faim.  Le granola ou le yogourt qu’il a pris en classe était peut-être plus nutritif que ce qu’il a mangé à la maison.  J’aimerais mieux enseigner à un élève qui a pris une pomme “de trop” que de voir les jeunes avoir de la difficulté à se concentrer à cause du faim.

Selon l’article, l’important, c’est de tenir les parents au courant du menu. Comme ça, ils pourront mieux planifier leurs repas à la maison.  J’ajouterai qu’il est également important de s’assurer que le déjeuner à l’école est bien nourrissant, ce qui enlèverait la tentation de manger à l’excès.

Avez-vous un programme de déjeuner à l’école? Est-il efficace?

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