À l’école, certaines erreurs sont devenues des expressions courantes parmi les élèves. J’ai tenté de corriger quelques unes cette année, soit "C’est mon/ton/son." pour "C’est le mien/tien/sien" et l’utilisation du mon anglais "get" pour remplacer toute une gamme de verbes en français. Malgré le fait que la plupart des élèves comprennent la forme correcte et peuvent souvent s’autocorriger sur demande, ces erreurs continuent à casser les oreilles des enseignants.
Pourquoi? Ce phénomène s’appelle la fossilisation des erreurs. Il À force d’entendre la forme fautive, les élèves s’en habituent et l’oreille se développe en conséquence. Donc, pour les élèves, la phrase "Je dois get mon cahier" est aussi normale et naturelle que "Je dois chercher mon cahier."
Comme toute habitude, il faut investir beaucoup (beaucoup, beaucoup…) plus d’effort à casser une habitude que pour la créer (hélas!) Évidemment, il vaut mieux corriger l’erreur avant qu’elle ne se fossilise mais jusqu’à quel point peut-on corriger sans limiter l’expressivité. Il faut garder l’équilibre entre le droit à l’erreur et la correction pour aider les élèves à s’améliorer sans perdre le goût de s’exprimer.
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