Entre les branches

Les aventures d'une enseignante francophone

Cinq sites de ressources pédagogiques utiles

Touche d'entrée

Image gracieuseté de Frédéric BISSON

Eh bien, c’est l’été! J’espère que vous en profitez bien du beau temps et du temps libre tout en réfléchissant déjà à l’année qui s’en vient.  Pour les motivés,  je partage avec vous cinq sites que je trouve très utiles et qui contiennent des ressources pédagogiques (surtout pour le français).

(Ressources compilées dans le cadre du cours PDP 1620: Éducation à l’enfance en difficulté – Partie 1)

Habilo Médias

Ce site du Centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique contient des ressources pédagogiques ainsi que la recherche et un blog.  Les ressources portent, entre autres, sur la cyberintimidation, comment identifier la haine sur un site Web et la cybersécurité.  Ces activités peuvent s’insérer facilement au cours de français mais la littératie numérique demeure pertinente à toutes les matières.

http://habilomedias.ca/

Smart Exchange (Canada – français)

Il s’agit d’une banque de ressources pour TBI créées pour et par des enseignants.  On y trouve pour toutes les matières et tous les niveaux. Pour ceux qui n’ont pas Smart Notebook, on peut ouvrir les fichiers à partir de leur application Web : http://express.smarttech.com/

http://exchange.smarttech.com/index.html?lang=fr_CA#tab=0

EdHelper (français)

Ce site de ressources et d’outils pédagogiques contient des activités, des fiches reproductibles ainsi que des outils utiles pour tous les niveaux.  La section « Création de puzzles » permet de créer ses propres mots croisés, des mots mêlés, ou même des jeux de logique.

http://www.edhelper.com/French/

Franc Parler

De L’organisation internationale de la francophonie, ce site propose des ressources pédagogiques, des fiches pédagogiques, des ressources pour l’enseignant ainsi que des articles d’actualité et sur l’enseignement du français. Les ressources sur le français oral sont particulièrement intéressantes.

http://www.francparler-oif.org/

Le plaisir d’apprendre

« Le site de ressources du CAVILAM – Alliance française pour les professeurs de français langue étrangère » contient une variété de ressources pédagogiques pour l’enseignement du français, incluant des activités, des fiches et des liens, parmi d’autres.  Bien que le site soit voué au français langue seconde, la plupart des ressources peuvent aussi bien s’appliquer aux cours de français langue maternelle.

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La fossilisation des erreurs

À l’école, certaines erreurs sont devenues des expressions courantes parmi les élèves.  J’ai tenté de corriger quelques unes cette année, soit « C’est mon/ton/son. » pour « C’est le mien/tien/sien » et l’utilisation du mon anglais « get » pour remplacer toute une gamme de verbes en français.  Malgré le fait que la plupart des élèves comprennent la forme correcte et peuvent souvent s’autocorriger sur demande, ces erreurs continuent à casser les oreilles des enseignants.

Pourquoi? Ce phénomène s’appelle la fossilisation des erreurs.  Il  À force d’entendre la forme fautive, les élèves s’en habituent et l’oreille se développe en conséquence.  Donc, pour les élèves, la phrase « Je dois get mon cahier » est aussi normale et naturelle que « Je dois chercher mon cahier. »

Comme toute habitude, il faut investir beaucoup (beaucoup, beaucoup…) plus d’effort à casser une habitude que pour la créer (hélas!) Évidemment, il vaut mieux corriger l’erreur avant qu’elle ne se fossilise mais jusqu’à quel point peut-on corriger sans limiter l’expressivité.  Il faut garder l’équilibre entre le droit à l’erreur et la correction pour aider les élèves à s’améliorer sans perdre le goût de s’exprimer.

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Le club de théâtre de retour

Depuis son établissement en 2006, notre club de théâtre a fait beaucoup de progrès. En 2007, on a présenté une pièce en français pour la première fois de l’histoire du festival provincial. On était les chouchoux des médias!  En 2008 et en 2010, le club de théâtre a pu y participer deux fois de plus, représentant la jeunesse franco-terre-neuvienne avec fierté à chaque fois.

J’ai toujours fini pas être très fière de mon groupe mais tout ne s’est pas passé sans problème.  L’assiduité des comédiens était ma difficulté numéro un, suivi de la mémorisation des répliques.  À chaque année, je voyais la même chose.  Tout le monde participait bien au début du processus, quand j’aurais pu redistribuer les rôles si nécessaire.  Ensuite, vers la fin, il y avait toujours deux ou trois élèves qui manquaient bien trop de répétitions et n’avaient pas encore le texte mémorisé à la toute dernière minute.  J’ai dû remplacer un comédien deux fois et j’ai failli le faire une autre fois.  Ces élèves finissent par comprendre, bien trop tard, les conséquences de ne pas assez répéter.

Cette année, nous avons une équipe de quatre jeunes comédiens dévoués (deux vétérans et deux recrus) et une petite équipe technique en train de se former.   Surtout depuis la dernière production, l’environnement à l’école a changé et le club de théâtre connaît  beaucoup plus de respect de la part de la population étudiante.  Les comédiens n’ont plus peur de se faire moquer par leurs pairs pour leur participation.

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Le mémoire

La mémoire joue un rôle important à l’apprentissage d’une langue.  Il faut apprendre le nouveau vocabulaire et se rappeler de ces mots en parlant.  Aujourd’hui, j’ai fait une activité où il fallait combiner des cartes démontrant diverses prépositions et des objets pour créer des phrases.  À titre d’exemple, j’ai composé la phrase « J’ai caché ma bicyclette derrière une auto » en combinant  la carte « derrière » et la carte « bicyclette. » Plus tard, j’ai demandé à l’élève s’il se rappelait de ma phrase. Il m’a répondu: « J’ai… Madame, qu’est-ce que le mot pour ‘hide’? ».

Je trouve très intéressant que l’élève a compris le sens de « cacher » (il n’y avait pas de visuel pour ce mot) mais il ne pouvait pas produire le mot lui-même.  Cela démontre très bien pourquoi il faut faire parler les élèves et leur donner l’occasion de pratiquer leur nouveau vocabulaire.

Je vous laisse en racontant une autre échange que j’ai eu cette semaine:

MME: Sais-tu comment jouer le jeu de Mémoire?

ÉLÈVE: J’oublie.

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Comment faire un bon discours

 

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Garder des traces du progrès

Comme j’ai mentionné hier, je n’ai pas de bulletins officiels à faire comme enseignante de francisation.  Pourtant, il faut que je sois capable d’expliquer au parents et aux titulaires de classe ce que je fais avec mes élèves et de faire un rapport sur le progrès des élèves à la fin de l’année.

Au début de l’année, j’ai fait une entrevue avec chaque élève, que j’ai enregistré en  Audacity (aucune affiliation). Je referai l’entrevue à la fin de l’année pour garder un record du progrès.  J’espère pouvoir monter quelques autres projets audio pendant l’année pour créer un portfolio oral de chaque élève.

Je prends aussi beaucoup de notes.  Je note les besoins des élèves (le plus souvent le vocabulaire et la syntaxe) et leur progrès.  Après avoir commencé de faire ces petites notes sur des post-its, je me suis vite rendu compte qu’il me fallait une meilleure solution. J’ai donc créé un petit journal de bord sur chaque élève. Pour le moment, il s’agit d’une place pour garder mes observations mais il serait encore mieux d’outiller l’élève avec un journal pour qu’il se rende compte lui-même de son progrès.

Journal de bord

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Un réseau de neurones pour faire parler les élèves : 20q.net

D’après le site Web, 20Q est (traduction libre) :

Un objet, un site Web, une entreprise et un phénomène…où l’utilisateur ouvre une session pour jouer contre un adversaire virtuel, l’intelligence artificielle (I.A.).  Le joueur pense à un objet (animal, végétal, minéral ou autre) et 20Q devine que pense le joueur en posant 20 questions ou moins. Puis, le plus les gens jouent, le plus le jeu « apprend ». 20q.net reçoit 1 000 000 impressions par mois, a posé plus d’un demi-milliard de questions et a joué pour la 79 000 000e fois en décembre 2010.

On joue en répondant à une série de questions fermées, menant (la plupart du temps) à une bonne réponse de la part de l’intelligence artificielle.

Pourquoi en parler dans un blogue sur la francisation?

Si le jeu est bien animé, il peut bien mener à toute une série de débats et conversations. Pour les débutants, il s’agit d’une façon ludique de travailler le vocabulaire et la structure des questions. Pour les élèves plus avancés, c’est une occasion de s’exprimer et de défendre leur point de vue.

Commencez en cliquant sur le point d’interrogation pour réviser une définition des réponses possibles (il faut tenter de répondre « oui » ou « non » autant que possible mais il y a d’autres options tels que « probablement », « parfois » et « cela dépend »). Ensuite, demandez les élèves de choisir leur objet puis de l’annoncer à haute voix. Lisez chaque question à haute voix puis attendez un consensus avant de choisir une réponse. Incitez les élèves à se questionner et de défendre leur réponse (par exemple : « Peut-on le recycler? Oui? Peut-on toujours le recycler…? Partout? »).

J’aime jouer en petit groupe. La plupart du temps, les élèves ne sont pas toujours d’accord et le débat se fait tout seul. L’idéal, c’est de jouer au tableau interactif puis de faire monter les élèves, mais un projecteur fonctionne aussi bien.  À la limite, un ordinateur portable suffit si le groupe est assez petit pour permettre à tous les élèves de voir le texte.

Avez-vous déjà exploité ce genre de jeu en salle de classe?

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