Entre les branches

Les aventures d'une enseignante francophone

The Noun Project – Une langue universelle

Earth designed by Thibault Geffroy from The Noun Project

L’utilisation des icônes est un moyen efficace d’inclure les élèves ayant un trouble d’apprentissage non verbal et les élèves en langue seconde.  On peut s’en servir pour faciliter la communication orale ou pour rendre le matériel écrit plus clair.  Il s’agit d’un excellent outil de différenciation.

Au site The Noun Project, une équipe formée surtout de bénévoles vise à créer une langue visuelle et universelle, en traduisant tous les noms au monde en icônes. Les icônes  sont disponibles sous une licence de paternité Creative Commons  au site http://thenounproject.com/fr/ (site partiellement traduit en français).

En servez-vous des images pour différencier?

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Nouveau poste

Je suis maintenant formatrice de stratégies cognitives (cognitive strategies instructor) à l’université de l’Alberta.

Je vais continuer à travailler ce blog mais j’ai un choix à faire au sujet de la langue: changer au français pour pouvoir inclure mes nouveaux collègues et étudiants, continuer en français pour garder mon public ou créer un nouveau blog puis partager mon temps entre les deux.

Suggestions?

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Bonnes vacances et la recherche d’emploi

Bonnes vacances!

J’espère que vous avez passé une année scolaire productive et que ce blog vous a fait réfléchir un peu sur l’enseignement et l’apprentissage. En écrivant, j’ai pu examiner mes propres pratiques et approfondir mes connaissances.  Que les vacances vous apporte beaucoup de bonheur et l’occasion de vous détendre un peu avant de préparer la nouvelle année scolaire.  Quant à moi, je n’ai plus de cours, mais je ne suis pas tout à fait en vacances.  J’ai eu l’honneur de décrocher un contrat pour rédiger le document d’appui pour le programme de francisation à mon conseil scolaire.

Mon conjoint et moi avons pris la décision difficile de déménager à Edmonton (en Alberta, où la plupart des Terre-Neuviens  se trouvent en ce moment).  Je me trouve donc à la recherche d’emploi pour la première fois depuis que j’enseigne… je croise les doigts! (En passant, si vous connaissez des débouchés en éducation ou un domaine connexe, j’en serais très reconnaissante.)

Il n’y aura pas de nouveaux articles pendant le mois de juillet, pour que je consacre mon temps au contrat et aux demandes d’emploi.  Je vous donnerai de mes nouvelles au mois d’août.

À la prochaine!

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La fossilisation des erreurs

À l’école, certaines erreurs sont devenues des expressions courantes parmi les élèves.  J’ai tenté de corriger quelques unes cette année, soit « C’est mon/ton/son. » pour « C’est le mien/tien/sien » et l’utilisation du mon anglais « get » pour remplacer toute une gamme de verbes en français.  Malgré le fait que la plupart des élèves comprennent la forme correcte et peuvent souvent s’autocorriger sur demande, ces erreurs continuent à casser les oreilles des enseignants.

Pourquoi? Ce phénomène s’appelle la fossilisation des erreurs.  Il  À force d’entendre la forme fautive, les élèves s’en habituent et l’oreille se développe en conséquence.  Donc, pour les élèves, la phrase « Je dois get mon cahier » est aussi normale et naturelle que « Je dois chercher mon cahier. »

Comme toute habitude, il faut investir beaucoup (beaucoup, beaucoup…) plus d’effort à casser une habitude que pour la créer (hélas!) Évidemment, il vaut mieux corriger l’erreur avant qu’elle ne se fossilise mais jusqu’à quel point peut-on corriger sans limiter l’expressivité.  Il faut garder l’équilibre entre le droit à l’erreur et la correction pour aider les élèves à s’améliorer sans perdre le goût de s’exprimer.

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De victime à intimidateur | Infobourg.com

Infobourg.com nous présente le cas de Simon, un Victime devenu agresseur, et de sa rehabilitation.

Je crois fermement que pour éliminer le taxage à l’école, il faut se concentrer sur les agresseurs. Les punitions ne peuvent pas régler le problème. Au minimum, une politique de zéro tolérance basée sur la punition ne fait que rendre l’intimidation moins visible en poussant les incidents hors du terrain de l’école où on n’a pas de contrôle. Pour arrêter le taxage, il faut plutôt découvrir la cause des actions de l’agresseur. Toute intervention qui n’adresse pas la source de l’intimidation manquerait son coup.

L’article d’Infobourg présente une perspective intéressante que je n’avais jamais considéré. On déconseille la médiation entre victime et agresseur:

On ne demanderait pas à une femme battue de faire de la médiation avec son mari violent, ça laisse entrevoir qu’elle a quelque chose à voir là-dedans.

Encore une autre raison de vouloir se concentrer sur la réhabilitation de l’agresseur.

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La musique et la concentration

Une expérience avec un élève la semaine passé ma rappelé un article par Élona Hartjes du blog Teachers At Risk.

Je travaillais avec un élève qui éprouve beaucoup de difficulté à se concentrer, au point où il peut à peine suivre le fil d’une conversation.  Il complète son travail difficilement et je dois constamment le ramener à la tâcher.  Pendant cette session je l’aidais avec du travail de classe.  Il a remarqué mon portable allumé et il a demandé si je pouvais jouer de la musique pour lui.  Je lui ai répondu qu’on pouvait seulement écouter de la musique s’il complétait son brouillon.  Une fois complété, j’ai mis de la musique pour lui et, à mon grand étonnement, il a complété sa bonne copie avec une rapidité et une concentration exceptionnelles!

J’ai eu de résultats semblables au passé avec une élève maintenant au secondaire.  Ses difficultés de concentration semblent s’améliorer si elle a le droit d’écouter sa musique.

Mme Harjes propose l’hypothèse que, pour les élèves ayant des difficultés à se concentrer, la musique crée du bruit de fond constant qui leur permet de se mettre à la tâche  sans se faire distraire par le bruits de la salle de classe et des autres élèves.

music acts like white noise in the background preventing students from noticing every other little noise that usually distracts them. Some kids can’t tune out things like a pencil dropping or someone asking a question.

Mme Hartjes nous avertit, par contre, que plusieurs appareils mobiles comme le iPod Touch permettent aux élèves non seulement d’écouter la musique mais d’accéder à Internet, envoyer des textos et jouer des jeux.  Ainsi, ces appareils risquent de  distraire  l’élève au lieu de l’aider à se concentrer. Je ne suis pas contre les appareils mobiles à l’école mais il faut s’assurer que leur utilisation en classe soit lié à la tâche. Elle inclut également des lignes directrices pour utiliser la musique en classe sans que cela devient un problème de gestion de classe.

Avez-vous des élèves qui se concentrent mieux à l’aide de musique?

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Le conte collectif, activité multimédia

Description:

Cette activité travaille le français oral et écrit, la collaboration, le travail de groupe et la représentation des idées en images.

La classe crée un ensemble de trois contes ensemble, un à l’écrit, un à l’oral et un en dessins.  Chaque groupe crée une introduction, un déroulement et une conclusion, passant une fois par chaque station.  Une fois reconstitué, les contes ne se suivront par parfaitement, créant un effet comique.

Matériel:

  • Un ordinateur muni du logiciel Audacity, ou un autre logiciel d’enregistrement.
  • Des grandes feuilles lignées
  • Des stylos feutres
  • Des crayons de couleur
  • Des grandes feuilles sans lignes ou du papier carton

Durée: 3 sessions de 30-60 minutes plus une période de rétroaction

Procédure

  1. On décrit le projet aux élèves, à l’aide de la présentation.
  2. On choisit les détails de la situation initiale ensemble, donnant un point de départ au conte.
  3. On divise les élèves en trois groupes, déterminant l’ordre des stations.
  4. Chaque groupe complète la première station, suivi des deux autres, selon l’horaire déterminé.
  5. Une fois les trois contes complétés, on assemble les contes (dessins, textes et fichier audio).
  6. (Période de rétroaction) On écoute, lit, et regarde les contes et on complète l’autoévaluation et l’évaluation du projet.
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Le mythe des natifs numériques

Image Flickr par ~C4Chaos

Joe Bower de « For the love of Learning » a écrit cette semaine sur l’idée que nos jeunes sont des « natifs numériques »: Digital Native Myth. Il maintient que l’idée de la compétence innée en technologie est ridicule:

If someone came out and tried to sell the idea that some children are literacy natives, we would scoff at them because we know that the ability to read and write, like all learning, is constructed from the inside out while interacting with our environment.

Si quelqu’un venait nous vendre l’idée que certains enfants sont des natifs de la littératie, nous nous en moquerait car nous savons bien que l’habileté de lire et d’écrire, comme tout apprentissage, est construit de l’intérieur en interaction avec l’environnement. (Traduction libre)

Contrairement à M. Bower, je ne crois pas que « natif » veut dire « habileté inné » comme il semble vouloir dire. Le fait d’être natif de quelque part ne veut pas dire qu’on naît capable de tout faire et n’a rien à faire avec l’ADN, comme il soulève dans son article.  Un enfant doit toujours découvrir son environnement. Il est vrai que tout les jeunes ne sont pas forcément à l’aise dans le monde numérique.  Ils n’ont pas tous les moyens d’y accéder à la maison et les parents ne sont pas toujours en mesure de les appuyer à la maison.  Je ne crois pas que cela nie l’existence des natifs numériques.

Pourtant, je suis entièrement d’accord qu’on se sert parfois du terme pour négliger l’enseignement de la technologie.  Même les jeunes qui se servent de l’ordinateur depuis toujours doivent apprendre la littératie numérique et l’utilisation judicieuse des nouvelles technologies.  La plupart de mes élèves peuvent envoyer des textos et naviguer les réseaux sociaux.  Ils peuvent me nommer une centaine de sites de jeux.  Mais ils ne savent pas comment faire la mise en page,  évaluer les résultats d’un moteur de recherche ou assurer leur sécurité.  En les classant comme natifs numériques, on risque d’oublier qu’ils ont toujours beaucoup à apprendre.

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Dyspraxie, dysgraphie, dysphasie, dyslexie… apprendre le clavier

Taper un texte à l’ordinateur au lieu d’écrire à la main peut beaucoup aider les élèves en difficulté à produire un texte plus lisible grâce à la correction d’orthographe et au fait que la calligraphie n’entre plus au jeu.  Je remarque, toutefois, que plusieurs d’entre ont autant de difficulté à taper qu’à écrire. Le processus de trouver les lettres au clavier et de choisir le bon mot dans le correcteur peut être long et ardu.  Il existe des logiciels pour aider, comme Word Q mais les logiciels ne sont pas toujours disponible et prennent une formation pour bien l’exploiter.

Le blog Dysmoi présente une liste de logiciels pour aider les élèves dyslexiques, dysgraphiques, dyspraxiques, dysphasiques (ou tout autre élève) à apprendre le clavier.

À cette liste, je voudrais ajouter (avec plusieurs réservations) l’application Android SwiftKey.  Cette application remplace le clavier par défaut de la tablette ou du téléphone intelligent Android, rendant les touches plus accessibles.  Encore mieux, ce clavier apprend le style de l’utilisateur et se rappelle des combinaisons de mots fréquents.  Ainsi, l’application prédit le prochain mot de l’utilisateur et offre trois possibilités au-dessus du clavier. Un élève ayant de la difficulté à écrire peut donc choisir la plupart de ses mots, au lieu de les taper (en faisant la correction d’orthographe en même temps!) J’ai un élève qui s’en sert pour écrire ses textes en français et produit beaucoup plus grâce à cette application.

Pourtant, j’ai fait l’essai avec deux autres élèves sans grand succès.  Pour un, son orthographe est tellement loin de la norme que Swiftkey ne réussit pas à deviner ses mot.  Pour l’autre, il trouve écrire à un écran tactile trop ardu, préférant le clavier d’ordinateur.

Je recommande quand-même cette application pour les élèves technophiles éprouvant des difficultés de langue.   Il est payant (moins de 5$) mais on peut télécharger une version mise en essai avant de déterminer s’il vaut la peine.

Quels logiciels recommandez-vous?

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Jeu de la semaine: catégories (vocabulaire)

But: Ce jeu travaille le vocabulaire, l’orthographe et la coopération

Procédure:

  • On explique le jeu en assigne un rôle à chaque élève
  • On tire une catégorie au sort
  • On donne 3-5 minutes au groupe pour nommer autant de mots dans la catégorie que possible

Variantes:

  • Si le tableau interactif le permet, on peut avoir plus d’un scribe p0ur accélérer le jeu (ou plusieurs scribes au tableau traditionnel)
  • Donnez un but aux élèves pour les motiver (20 mots, 30 mots, doublez votre pointage), etc.
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